Perte de souveraineté : la France doit cesser sa passivité

mardi 14 juillet 2015
par  André Bellon, Raoul Marc Jennar

Le texte d’André Bellon et Raoul Marc Jennar ci-dessous a, par ailleurs, été publié par Marianne.net Voir http://www.marianne.net/agora-perte-souverainete-france-doit-cesser-sa-passivite-100235468.html

Perte de souveraineté : la France doit cesser sa passivité

Au nom d’une construction européenne dogmatique, une entreprise de destruction de la démocratie est en marche depuis des années.
La volonté exprimée par les peuples français et néerlandais par les référendums de 2005 a été bafouée par la signature du traité de Lisbonne. Les promesses faites lors de la campagne électorale de 2012 ont été ignorées devant les diktats de Bruxelles et de Berlin.
Aujourd’hui, c’est le peuple grec qui subit de plein fouet, au nom de règles financières imposées hors de tout débat démocratique réellement contradictoire, une offensive d’une violence sans précédent pour faire admettre que les votes aux législatives ou lors du référendum n’ont pas de valeur. Jean-Claude Junker, Président de la Commission européenne, ne déclarait-il pas sans vergogne, il y a peu, qu’il n’y a pas de vote démocratique contre les traités ratifiés. Ainsi, la « démocratie » permet de changer, voire d’abolir une loi ; mais, dans la conception de Bruxelles, elle ne peut pas remettre en cause un traité.
Il importe que cesse enfin la passivité, voire la complaisance, de la France vis-à-vis de ces dérives quasi totalitaires. Il s’agit bien sûr et avant tout de soutenir les efforts du peuple grec, écrasé, humilié car son combat est symbolique. Mais il ne s’agit pas que de lui, il s’agit de chacun des peuples européens. L’urgence est d’autant plus grande que la réponse des dirigeants européens semble être de renforcer encore plus un pouvoir incontrôlé.
Pour sa part, le peuple français, fidèle à la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, doit réaffirmer sa souveraineté. C’est le problème de tout le peuple et non de tel ou tel parti. Si des mobilisations ont été organisées avec l’appui de syndicats, du front de Gauche, de certaines figures critiques du PS, la question est aussi portée par des personnalités d’autres bords tels Dominique de Villepin ou Nicolas Dupont-Aignan. Elle est surtout exprimée par de plus en plus de citoyens qui entendent réaffirmer la souveraineté du peuple. C’est tout ce mouvement, porteur d’une reconstruction démocratique et républicaine, qui doit affirmer sa volonté et sa légitimité à trouver les voies et moyens d’un autre avenir.

André Bellon, Ancien Président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale et Raoul Marc Jennar, Essayiste


Commentaires

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mercredi 15 juillet 2015 à 10h39 - par  jean-Pierre Alliot

Cet article est intéressant et utile mais je crois qu’il est indispensable d’aller plus loin dans l’analyse du rôle de chacun des États de l’Union européenne. Il me semble que parler d’une « passivité » de la France ou de sa « complaisance » amoindrit la responsabilité de Hollande en chargeant le gouvernement allemand seul d’accusations qui devraient peser sur les dix-huit qui ont pris la Grèce en otage.

Chacun des États a été actif, en fonction du rapport des forces qui les lient et qui les opposent, pour imposer un « accord » qui colonise un pays au profit de ses « partenaires ». Les discussions de Bruxelles au sein de la bande des six-huit avaient pour but de minimiser autant que possible les dommages collatéraux que chacun de ces États pouvait redouter, pour ses propres intérêts, du coup d’État qu’ils organisaient.

Au demeurant, cette tragédie démontre qu’il est impossible d’agir pour une Europe « plus sociale », « plus démocratique », plus etc., dans le cadre des traités qui régissent l’Union européenne et qui ont imposé l’euro. Plus que jamais, ce qui est à l’ordre du jour, c’est une dénonciation de ces traités, non pas dans le sens d’une protestation mais dans celui d’une abrogation.

La question qui se pose, c’est celle des forces politiques et sociale qui pourront imposer cette solution. C’est exactement la même question qui se pose pour la convocation d’une Assemblée constituante souveraine en France.

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