L’horreur présidentielle #4

lundi 13 mars 2017
par  Association pour une Constituante

Dans le cadre de notre série « L’horreur présidentielle » publiée sur notre chaine Utube

https://www.youtube.com/user/PouruneConstituante , voici la quatrième vidéo.

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Antonin Delaever y intervient sur la question de l’éducation nationale.


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mardi 14 mars 2017 à 00h03 - par  SAISI Louis

Le thème ici évoqué est une question dépassant le cadre de l’élection présidentielle actuelle proprement dite, et son traitement devrait mobiliser toutes les énergies citoyennes, celles des candidats, bien sûr, mais aussi de tous les citoyens conscients de l’enjeu que constitue cette grande et grave question. En effet, c’est la force de la demande sociale qui transforme une question parmi d’autres en une question politique fondamentale.

1°) Le rapport au savoir

À quoi tient le malaise enseignant ?
Il est vain et peu productif de ressasser les mêmes choses et d’être nostalgiques d’une période révolue (les fameux « hussards noirs » de la République chers à Péguy) qui n’a d’ailleurs jamais été un « âge d’or » car l’objectif de cette école publique de Jules Ferry – aussi louable qu’il ait été - était de porter la scolarité de tous les élèves jusqu’à 13 ans correspondant à la fin du Primaire (niveau certificat d’études) , alors que parallèlement l’accès aux études secondaires était réservé à une minorité d’élèves.
Pour l’essentiel, la nouvelle situation du Maître qui n’est plus une figure centrale tient tout simplement à l’évolution de nos sociétés techniquement plus évoluées et également plus ouvertes sur le « savoir ».

S’agissant du rapport de l’école au « savoir », l’école a pendant longtemps développé un rapport au savoir médiatisé par la figure centrale du Maître.

Aujourd’hui, si cet accès au savoir passe encore par le Maître, au moins pendant la période de scolarité obligatoire, le statut du savoir a changé et il ne s’identifie plus nécessairement avec le Maître car il y a d’autres formes d’accès au savoir, même s’agissant du savoir académique.
Et le rapport de l’élève au savoir, s’il passe encore par le Maître, emprunte également d’autres canaux – plus ou moins rivaux (foyer familial aisé dont les père et mère ont souvent une formation au moins égale à celle des Maîtres, internet, etc.) - coexistant avec celui de la parole du Maître qui n’est plus sacralisée en tant qu’elle n’est plus source unique du savoir (même scolaire).
La formation du Maître doit nécessairement passer par la prise en compte de cette profonde évolution : la place de l’enseignant dans notre société n’est plus centrale. Il n’incarne plus, aujourd’hui, comme à la fin du 19ème siècle et même encore jusqu’au milieu du 20ème siècle, la République savante contre l’obscurantisme et l’ignorance de l’Église, institution rivale de l’école. Pour autant, son rôle est important mais reste encore largement à définir.

2°) S’agissant du rapport de l’école à la société, l’élève n’est pas seulement situé dans l’espace scolaire, il est aussi un produit de la société. L’éducation est consubstantielle à l’homme, car naître c’est être soumis à l’obligation d‘apprendre. C’est ainsi que KANT dans ses Réflexions sur l’éducation (cours donnés par Kant entre 1776 et 1787) disait que "L’homme est la seule créature qui doive être éduquée ».

Par ailleurs, la notion uniforme d’ « élève » a trop souvent tendance à gommer le fait que l’enfant est un être social, qui naît et grandit dans une famille (ou un substitut de la famille), qui occupe une position dans un espace social, laquelle s’inscrit dans des rapports sociaux. Le jeune rencontre la question du savoir comme une nécessité pour lui d’apprendre dans un monde d’objets, de personnes et de lieux – comme l’École - porteurs de savoirs.

De ce fait, le rapport du jeune à la société passe à la fois par l’instruction mais aussi par l’éducation, les deux en principe dispensées par l’école et qui, au lieu de s’exclure, doivent s’appuyer mutuellement l’une sur l’autre.

3°) S’agissant enfin du rapport de l’école au travail et à l’emploi , si l’École est un moment – de plus en plus long – dans la vie d’un jeune qui doit le préparer à devenir un citoyen éclairé (rapport au savoir), un homme libre et responsable (rapport à la société) elle doit aussi lui permettre de s’insérer dans la vie active : à partir de quand ? Comment ?, etc.

De l’Ancien Régime en passant par la Révolution et la 3ème République, contrairement à une idée reçue, l’école a toujours été pensée, sinon comme dans un lien d’adéquation étroit avec les besoins économiques, au moins dans un lien avec le travail, l’École (au sens large) n’étant pas une finalité en soi mais préparant l’entrée dans la vie sociale et le monde adulte.
Mais cette tendance s’est accentuée ces dernières années (troisième tiers du 20ème siècle) à la faveur de la crise économique et surtout de la crise de l’emploi qui sévit depuis 1975, puisque le chômage touche plus fortement les personnes ayant un niveau de formation et des diplômes modestes.

De 1975 à 1985, le chômage a régulièrement augmenté pour atteindre un niveau voisin de 10% aujourd’hui. Il était de 3% au 1er trimestre de 1975 (689 000 chômeurs) et double en passant à 6,1% au 2ème trimestre1981 (1. 485 000 chômeurs) pour atteindre 9,9% en 1995 et s’établir à 9,3% au 2ème trimestre 2010 (2. 624 000 chômeurs).

En janvier 2017, le nombre de chômeurs (personnes sans aucune activité) était de 3 4767 000, soit 9,7% de la population active.

Ceci explique que la demande d’école soit très forte dans les familles car le chômage touche davantage les jeunes et les personnes qui sont peu diplômés.

D’où la responsabilité de l’Etat instructeur, éducateur et formateur qui est encore plus grande que jamais.

Louis Saisi

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