Le triomphe du théorème Bellon

Le triomphe du théorème Bellon

Jeudi 26 juillet 2018, par André Bellon, Tribune libre

On m’excusera de baptiser un théorème de mon nom. Voilà longtemps que je l’évoque et qu’il n’amène que sourires. Et pourtant !

Voici son énoncé : « Dans toute élection, il y a un élu ». Cette assertion qui n’aurait pas déplu à Monsieur de La Palice n’est pas aussi naïve qu’il parait. Car, du moment où il y a obligatoirement un élu, la question n’est plus absolument d’être élu, mais que les autres ne le soient pas.

Conséquence : on peut concentrer toute la campagne électorale, non pas pour valoriser le programme du candidat que l’on soutient, mais pour déconsidérer tous les autres. Il suffit, pour cela, du soutien des médias.

La dernière campagne présidentielle fut l’archétype du théorème Bellon.