
Coup de gueule du mardi 27 janvier 2026
Dimanche 1er février 2026, par
Emmanuel TODD avait déjà non pas prédit mais constaté « La défaite de l’occident », ce qu’il a rappelé lors d’un entretien donné au Figaro à l’occasion du 200ème anniversaire du journal, le 16 Janvier 2026. Il voit dans l’agitation effrénée (du moins en apparence) de Donald TRUMP une tentative de reconstituer la chasse gardée états-unienne sur le continent américain, au risque de violer le droit international. Il semble y être parvenu au Venezuela en kidnappant son président sous le faux prétexte du narco trafic (car les principaux producteurs sont la Bolivie, la Colombie et le Pérou), mais pour 1- marquer le territoire sud-américain, 2- affaiblir encore plus l’économie de Cuba et 3-récupérer un pétrole pour le futur (car, actuellement son extraction n’est pas rentable, et les pétroliers américains n’ont pas voulu y engager les centaines de MM$ nécessaires). La valse-hésitation groenlandaise que le monarque yankee, entre je l’envahis, puis je l’achète en continuant par je veux la souveraineté sur le sol de la base militaire (alors que de fait le statut du territoire, dépendance du Danemark avec un statut spécial d’autonomie et hors de l’UE, laisse toutes libertés d’action sur cette terre inuit). Donald a dû craindre la confrontation avec l’armée d’Emmanuel (13 hommes). Le Canada, lui aussi menacé d’être le 51ème État des USA, a montré son opposition en signant un accord de coopération avec la Chine en matière d’agriculture, d’énergie et d’investissements, après la visite du premier ministre canadien Mark CARNEY à Beijing. Cet acte, en sus du discours de CARNEY au Forum de Davos, a donné à Donald TRUMP l’opportunité de retirer l’invitation faite au chef de gouvernement canadien l’invitation qu’il lui avait faite de rejoindre SON ONU parallèle. Ce « truc » analogue à l’ONU, le « machin » de De GAULLE, censé assurer l’ordre sur la planète, mais dont Donald serait président à vie et dont les partenaires acquitteraient un droit d’entrée de plus d’1 MM $ !
Ceci nous approche du Mercosur. Ce traité est inédit car il vise à rapprocher 2 unions douanières (l’U.E et l’ensemble Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay) soit 700M de personnes. Les négociations entamées en 1997 ont connu des soubresauts avec l’arrivée au pouvoir de Jaïr BOLSONARO (la France et l’Allemagne ont obtenu un protocole additionnel avec le respect des accords de Paris pour lutter contre la déforestation), il a été scindé en un premier accord (cet accord intérimaire supprimait les droits de douane sur 90% des taxations antérieures et protégeait 350 produits européens sous label IGP). L’accord final s’il a le feu vert de la Commission devra être ratifié par le Parlement en mai ou juin prochain après que ce dernier en ait gelé l’exécution provisoire devant les agitations paysannes. La version finale devrait porter essentiellement sur l’exonération des produits agricoles, des voitures, des machines et des produits chimiques. Mais comment feindre ignorer les risques, d’une part géopolitiques avec une Amérique du Sud qui pourrait passer sous la coupe des USA et, d’autre part sur les dérapages possibles ? L’exemple des lentilles canadiennes est criant ! Un accord douanier entre l’UE et le Canada exonère en particulier produits agricoles et produits chimiques. Les lentilles françaises sont récoltées après avoir fait sécher les plans sur le sol, celles produites au Canada ne pourront l’être qu’après aspersion d’un produit chimique … interdit d’utilisation en Europe … mais qui y est fabriqué (de mémoire en Italie). Après ce magnifique tour de passe-passe, les lentilles canadiennes sont vendues moins cher que celles du Puy-en-Velay ! Peut-on alors comprendre la double inquiétude des paysans et des consommateurs ? Mais peut-être un élément d’accord peut survenir avec la dérèglementation programmée des pesticides dans l’UE : le site Reporterre alerte sur l’intense lobbying des producteurs de pesticides. La Commission Européenne serait prête à céder ! Ainsi, l’accord Mercosur ne connaîtrait plus d’entrave, « pesticide pour tout le monde » et « réduction de la durée de vie des classes moyennes ».
L’élimination d’un nombre conséquent de Sapiens est un avis partagé par des auteurs déjà cités dans les Coups de Gueule, souvent publiés par Marco PIETTEUR, mais aussi par d’autres témoignages tout autant dignes d’intérêt, tel celui de Catherine PITTS, banquière d’affaires et ex Sous-secrétaire d’État au logement sous la présidence de George H.W.BUSH. Elle avait lancé une alerte sur la « disparition » de milliers de milliards de $ dans le budget fédéral et avait conclu que cette somme évaporée avait été « exfiltrée » de manière irréversible. Ses analyses l’ont conduite jusqu’au financement des fonds de pension qui auraient été dans l’incapacité d’honorer les retraites des pensionnés yankees, si, d’une part une forte inflation n’avait pas été contrebalancée par une dépression tout aussi importante liée à l’arrêt de l’économie durant le Covid ainsi que par une mortalité importante des pensionnés. Il n’y avait aucun doute pour elle que les « vaccins »avaient été la solution (j’allais ajouter finale). Elle est ainsi amenée à témoigner aux Pays-Bas sur le procès intenté contre Bill GATES et Albert BOURLA (PDG de Pfizer).
Mais c’est aussi ce qu’écrit Luc VERVLIET, ingénieur et biologiste moléculaire, avec « Le CODEX alimentarius décortiqué » dans lequel il expose avec sa rigueur scientifique habituelle, comment à travers un ensemble de normes (près de 4000) élaborées par la FAO et l’OMS censées protéger la population ne servent, en réalité, qu’à protéger un système !
Une première partie du livre est consacrée à l’évolution de la nourriture humaine depuis la préhistoire, ce qui peut sembler très long à l’échelle de l’individu, mais qui n’est qu’une miette temporelle à l’aune de l’âge de la Terre ! Parcourant les siècles, il retrace notre alimentation depuis l’ère des chasseurs cueilleurs, l’apparition de l’agriculture il y a 10.000 ans, son outillage, sa mécanisation, son industrialisation jusqu’à sa financiarisation en passant par la conservation des denrées, elle-même évoluant du stockage aux traitements par congélation ou cuisson. Dans son déroulé historique, l’auteur ne s’interdit pas quelques incidentes du type « Une cause majeure de l’hypoglycémie, c’est le stress et non le sucre /… il n’y a pas que les fastfoods qui soient malsains /... le sucre raffiné présent dans tous les plats préparés nourrit les cellules cancéreuses et ralentit le métabolisme .Dans une seconde partie de l’ouvrage, il relate la genèse de ce Codex, créé par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (connue par son acronyme anglo-saxon : FAO) et l’OMS, qui se trouve sous tutelle de l’OMC (cette organisation a accepté le Codex dès sa fondation en 1994. Ainsi : « Tous les États membres de l’OMC sont mondialement obligés de se conformer à cette norme. ». Or dans le Codex : « Tout est défendu tant que ce n’est pas explicitement autorisé. ». Ainsi, comme le Codex a rangé parmi les substances toxiques les suppléments nutritionnels, ces derniers ne peuvent être fournis qu’en toutes petites quantités, il en est ainsi des vitamines et des sels minéraux. Inversement, les médicaments ne sont pas « substances toxiques », et, pour des raisons d’hygiène, toute nourriture doit être irradiée au risque de dégénérer vitamines et protéines. Dans quelques pays dont les USA, l’eau potable distribuée doit être traitée au fluor ou au chlore, quand bien même le fluor a des effets délétères dont l’ostéoporose, les caries dentaires ou la décomposition de tissus.