La stratégie de l'émotion, un livre d'Anne-Cécile Robert

La stratégie de l’émotion, un livre d’Anne-Cécile Robert

Jeudi 27 septembre 2018, par Association pour une Constituante

Ce livre est paru aujourd’hui. Il est particulièrement utile face au délabrement de la société.

Les émotions dévorent l’espace social et politique au détriment des autres modes de connaissance du monde, notamment la raison.

Certes, comme le disait Hegel, « rien de grand ne se fait sans passion », mais l’empire des affects met la démocratie en péril. Il fait régresser la société sous nos yeux en transformant des humains broyés par les inégalités en bourreaux d’eux-mêmes, les incitant à pleurer plutôt qu’à agir.

À la « stratégie du choc » qui, comme l’a montré Naomi Klein, permet au capitalisme d’utiliser les catastrophes pour croître, Anne-Cécile Robert ajoute le contrôle social par l’émotion, dont elle analyse les manifestations les plus délétères : narcissisme compassionnel des réseaux sociaux, discours politiques réduits à des prêches, omniprésence médiatique des faits divers, mise en scène des marches blanches, etc. Une réflexion salutaire sur l’abrutissante extension du domaine de la larme et un plaidoyer civique pour un retour à la raison.

Ci-jointe la couverture du livre

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1 Message

  • Rien de neuf à l’horizon

    Le 2 octobre à 10:08 par Desvouas

    Certes on peut penser que le Français a eu plutôt une attitude naturellement tournée vers "collaborationnisme" ...Vichy ...les milices ... la dénonciation comme principale source d’information pour le fisc...Mais il y a eu aussi le CNR...le maquis...la résistance, et on peut également espérer que perdurent, depuis cette époque, quelques "gènes" qui n’auraient pas été complètement mutés par la propagande médiatique et politique, manipulant le bon peuple avec force recours au marketing et au storytelling. Il est peut être envisageable de pouvoir réveiller ces gènes dormants chez ceux qui ne comprennent pas vraiment pourquoi ils se retrouvent être les victimes expiatoires de l’aristocratie élective ( nos représentants élus), de leurs seigneurs (nos capitalistes et banquiers) et de leurs vassaux (les hauts fonctionnaires, les scribouilleurs et baveux de la bien bien-pensance médiatique) ?

    Tout le monde à néanmoins une petite idée sur le sujet et ressent plus ou moins confusément être la victime de jeux de bonneteau dont sont passés maîtres les escrologues qui nous administrent. Mais se battre et faire preuve de la pugnacité nécessaire pour dénoncer et prouver la malhonnêteté dont ils usent et abusent semble être hors de portée pour la plupart d’entre nous, déjà accablés par les soucis d’un quotidien pas toujours facile à vivre.

    Pourtant ce travail est fait, des milliers de gens s’y consacre, chacun à sa manière et suivant ses capacités. Il faut le rendre plus visible et audible. Les réseaux sociaux peuvent y contribuer mais aussi un patient travail de fourmis qui par percolation (passage d’un fluide à travers un milieu plus ou moins perméable ...) portant une certaine vision peut convaincre de se sortir d’un prêt à penser, vernis d’une bonne conscience compatible avec un état léthargique.

    Il faut donc proposer une solution crédible, simple dans ses moyens et son objectif. Une solution dont l’objectif premier serait de redonner au peuple un accès direct à la parole afin qu’il puisse contribuer sans ces intermédiaires, professionnels de l’escamotage, que sont les élus censés les représenter

    Le processus pour y parvenir est celui de la mise en place d’une constituante. Donc exit les élus de tout poil. Parmi les tenants de la Constituante certains souhaitent désigner les Constituants par un simple tirage au sort parmi les inscrits à l’état civil (hors elus), d’autres souhaitent leur élection au suffrage universel . Peu importe pourvu que le processus constituant puisse advenir le plus rapidement possible car c’est bien là l’essentiel mais en même temps l’étape sûrement la plus critique.

    Bien sûr qu’il ne faut pas compter sur le petit et grand personnel représentatif politique pour se tirer une balle dans le pied, le genou ou la tête en décidant la mise en œuvre d’u tel changement de paradigme politique ! Pour gage de crédibilité la procédure veut que ce processus ne soit pas géré par les représentants politiques en place, ni par ceux que l’on pourrait sortir de tous les placards de la république à cet effet. D’autre part il me semble hors de question que ce même personnel politique, qui serait alors en quelque sorte prier de sortir par la porte, puisse revenir par la fenêtre en investissant le rôle de constituants.

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