Qui a peur des référendums ?

lundi 29 juin 2015
par  Association pour une Constituante

Démocratie, Souveraineté

Laissons passer les commentaires plus ou moins officiels sur la Grèce et sur les conséquences de la décision du gouvernement d’Athènes d’organiser un référendum. Non pas que la question soit sans intérêt, mais ces communiqués s’apparentent trop à de la propagande. Il est donc nécessaire de prendre du recul.

En fait, depuis plus d’une décennie, les instances européennes et le FMI mènent un coup d’État permanent contre la démocratie et, conséquemment, contre la souveraineté nationale et populaire. Ce fut le non-respect des volontés des Français et des Néerlandais, puis des Irlandais lors des référendums de 2005. Ce furent les déclarations de Jean-Claude Junker considérant qu’il n’y avait pas de démocratie contre les traités. C’est maintenant l’offensive contre le gouvernement grec.

L’Union européenne et ses institutions montrent enfin leur vrai visage. Le roi est nu et personne ne peut désormais feindre d’ignorer ce que chacun sait depuis plusieurs années : ceux qui osent encore se prétendre nos représentants vouent en réalité une hostilité épidermique à l’idée même de démocratie. Lorsqu’elle est convoquée par les élites politico-médiatiques sous une autre forme que la masse bêlante de l’électorat ou l’icône consensuelle de l’opinion, la figure du peuple est invariablement représentée comme une foule irrationnelle et dangereuse, instinctivement rétive aux politiques « douloureuses mais réalistes » menées par les gouvernants.

Toutefois, il ne faut pas se méprendre sur le sens de cette défiance et ce mépris. Si les dirigeants politiques et autres éditocrates ne prennent même plus la peine de les dissimuler, c’est qu’ils trahissent désormais bien plus que leur inépuisable fatuité. C’est en vérité une peur panique qui a saisi nos élites. Non point la peur des débordements violents et autres mouvements d’humeur d’un peuple ignorant mais, bien au contraire, la peur de voir le plus grand nombre prendre conscience de leur parfaite incompétence… et en tirer toutes les conséquences.

Cela fait maintenant des années que le niveau de compréhension du monde et de volontarisme politique du citoyen concerné excède de loin celui du politicien ou du scriptomane moyen. Des années que nous disposons de toutes les ressources intellectuelles, économiques et culturelles pour faire société sans céder aux diktats d’un minuscule aéropage de technocrates, d’experts autoproclamés et de financiers dont la puissance ne tient qu’à notre aveuglement. Voilà ce qui, en dernière analyse, terrifie nos contempteurs de l’exercice référendaire : qu’après avoir démasqué l’imposture parasitaire des classes dirigeantes et pris conscience de l’inépuisable ressource de la coopération, le citoyen, encore tout étonné de sa puissance, soit désormais au seuil de réaffirmer sa souveraineté dans toute sa plénitude. En un mot, que la démocratie cesse d’être un slogan pour devenir enfin une réalité.

Ainsi, au-delà de toute autre considération, le soutien au peuple grec se confond avec la défense de la démocratie, avec le respect des principes humanistes dont la France fut autrefois porteuse par la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Le combat des grecs est aussi celui des républicains français.


Commentaires

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jeudi 2 juillet 2015 à 10h04 - par  Yavn Bachaud

Les référendums doivent être exclusivement d’initiative citoyenne. Les élus ont le Pouvoir qu’ils appliquent le programme sur lequel ils se sont faits élire . MAIS les électeurs ne sont déjà pas d’accord avec toutes les propositions de l’élu. EX : Sur ces 60 propositions F.HOLLANDE a été soutenu par seulement 22,31% des inscrits et sur les quelques 2% représentés par les musulmans qui ont très majoritairement voté pour lui, 95% contre le mariage pour tous.

Dans une démocratie digne de ce nom les citoyens doivent donc disposer du référendum d’initiative citoyenne (RIC) pour pouvoir imposer un référendum, s’ils apportent la preuve que sur une mesure adoptée par la majorité en place, celle-ci a de bonne chance d’être mise en minorité.

En Grèce Tsipras aurait du demander à l’ UE son" dernier mot" puis le refuser s’il ne lui convenait pas Le RIC n’existant pas il était alors démocratique de s’en remettre à la volonté du peuple en appelant à voter NON.
Si le non l’emportait c’était la sortie de l’euro pour pouvoir appliquer sa politique librement sa redressement.
Si le OUI l’emportait c’était l’engagement de démissionner et d’organiser des élections législatives pour que la coalition du OUI SIGNE le " dernier mot" de l’UE approuvé par le peuple souverain et fasse au plus vite les réformes prévues.
Ce référendum n’est qu’une manœuvre politicienne de Tsipras pour conforter sa position au Pouvoir.
Le cinéma va donc très probablement continuer dès lundi... Mais il n’est pas exclu que les CITOYENS européens , en aient marre et exigent de disposer dans leur pays et au niveau européen du RIC afin de pouvoir DECIDER de ce qui les regarde..

Faire du peuple le législateur en dernier ressort grâce au RIC en toutes matières, inscrit dans l’article3 de la Constitution, est l’unique revendication de l’association " Article3"

Site web : YVAN bachaud
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jeudi 2 juillet 2015 à 05h43 - par  Fab

+1 ! (Sauf pour aéropage :-) )

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mercredi 1er juillet 2015 à 10h10 - par  Bob Marley

@ Francis Lenne

Et ben, que de jugements rapides sur Tsipras. Il méprise son Peuple ? Qui êtes-vous pour affirmer une telle chose ? Que connaissez-vous de l’état d’esprit actuel des Grecs et de la Grèce ? Ils lui ont donné un mandat et il essaye de l’appliquer le mieux possible dans une situation particulièrement difficile : "Tout au long de cette période de négociations, on nous a demandé d’appliquer les mémorandums qu’avaient signés les gouvernements précédents, mémorandums que le peuple grec a pourtant catégoriquement rejetés lors des dernières élections. Mais nous n’avons pas un seul instant envisagé de céder. De trahir - autrement dit - votre confiance."
Et à travers un référendum, il fait appel au Peuple grec pour avoir une confirmation de son mandat. C’est un acte merveilleux de démocratie ! Enfin quelqu’un de courageux ! Quelqu’un qui ose dire NON ! Que le Peuple grec envoie à la face du monde son ΟΧΙ !!!
Que le Peuple français se réveille ! Tous à la Bastille jeudi ! : https://twitter.com/uneconstituante/status/615979681188347904

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mercredi 1er juillet 2015 à 09h45 - par  Louis Saisi

Les faits sont têtus et les raccourcis et amalgames, toujours excessifs, ne peuvent les gommer. Et il est difficile d’adhérer à l’analyse partielle que nous livre ici Francis LENNE semblant faire exclusivement peser sur SYRIZA l’échec des négociations entre l’UE et la Grèce..

1°) Il est excessif d’assimiler SYRIZA au PASOK de Georges Papandreou (parti « socialiste » dont il n’a d’ailleurs plus les clefs aujourd’hui car il a implosé) comme à Nea Dimokratia (« Nouvelle Démocratie » ) d’Antonis Samaras, parti dit de "Centre Droit" créé par Konstantinos Karamanlis). Ces deux partis, qui ont pratiqué des politiques de rigueur et d’austérité sous la tutelle de l’Union européenne, ont été largement rejetés par les citoyens grecs le 25 janvier 2015 qui, ayant choisi SYRIZA, ont choisi en même temps de dire « non » aux politiques d’austérité. Le 25 janvier 2015 SYRIZA a donc été élu par le peuple grec sur un programme de résistance aux injonctions de l’UE et du FMI en prenant un certain nombre d’engagements allant à l’encontre de la politique d’austérité imposée à la Grèce par la Troïka. On ne voit pas en quoi, en tenant cette ligne de résistance depuis 6 mois, le Premier Ministre grec Alexis TSIPRAS serait inspiré par le « mépris du peuple ». C’est tout le contraire !

2°) C’est la rigidité de l’UE qui a conduit les négociations entre la Grèce et l’UE dans l’impasse.
C’est Jean-Claude JUNCKER, Président de la Commission européenne, qui a déclaré dès le 29 janvier 2015 dans un entretien au Figaro : " Il ne peut y avoir de choix démocratiques contre les traités européens". C’est là, n’en doutons pas, une formulation aussi ramassée que fracassante de la doctrine de l’Union européenne et de son « idéal démocratique ». Elle a le mérite, sinon de la légitimité, au moins de la clarté. On l’avait d’ailleurs déjà expérimentée en France avec le référendum bafoué du 29 mai 2005 dont l’expression a été anéantie par la ratification parlementaire du Traité de Lisbonne qui a suivi en 2008. Les Grecs le savent à leur tour aujourd’hui… Depuis janvier 2015, l’UE a campé sur cette ligne de refus. Pour JUNCKER, les élections en Grèce ayant conduit SYRIZA au pouvoir n’ont rien changé à la donne européenne et grecque.

3°) Un « pseudo référendum improvisé dans l’urgence » ?
Pseudo, non, car s’il a lieu ce sera bien un « référendum ». Juridiquement, il n’y a pas d’autre définition du référendum que celle le définissant comme une consultation populaire invitant le peuple à répondre à une question qui lui est posée, par oui ou par non…

Dans l’urgence ? Mais cette urgence vient d’où ?L’urgence ne réside-t-elle pas plutôt dans les délais très brefs qui ont été imposés à la Grèce pour rembourser ses créanciers (BCE et FMI) et dans le constat de l’absence d’un accord avec eux au 30 juin 2015 ?
Par ailleurs, prétendre que les citoyens grecs ne comprendraient pas la question qui leur est posée c’est les prendre pour des citoyens mineurs et incapables ou, au mieux, mal informés, alors qu’ils subissent de plein fouet la crise de leur pays au quotidien. Dès lors, raisonner comme si ce référendum surgissait d’un coup de baguette magique d’un pays de nulle part ne correspond pas à la réalité, car l’on ne peut pas dire à la fois que le conflit entre le Gouvernement grec et l’UE dure depuis 5 mois (ce qui est la réalité) et en même temps dire ensuite que les citoyens grecs ne connaissent pas les termes de ce conflit, ce qui signifierait qu’ils s’en seraient désintéressés, pendant 5 mois, ce qui, à l’évidence, si l’on a suivi un tant soit peu l’actualité politique grecque, n’est vraiment pas le cas...
Depuis fin janvier 2015, il y a eu, tous les jours, des débats et des manifestations en Grèce. A l’intérieur du système politique d’abord, des débats au sein du Parlement grec avec une majorité et une opposition, un Conseil d’Etat déclarant inconstitutionnelles les réductions substantielles des retraites décidées fin 2012. A l’extérieur, une presse libre, des intellectuels prenant position dans le débat, des manifestations populaires, etc. Alors, oui, la Grèce, effectivement, n’est pas une république bananière dans laquelle des prédateurs et vautours financiers pourraient venir imposer leur diktat !

Louis Saisi

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mardi 30 juin 2015 à 17h53 - par  Garand

Soyons bien convaincu que les grecs qui ont suivi les "négociations" depuis des semaines savent bien quelle est la question qui se posent à eux au delà même de sa formulation précise : en baver toujours plus pour ceux qui sont déjà les plus touchés ou refuser cette austérité mortifère.
Ils peuvent évidemment hésiter entre le oui et le non comme nous le ferions nous-même en ayant un pistolet sur les tempes ...certains peuvent en effet être sensible à la menace, et il est vrai que sous la torture les meilleurs d’entre-nous peuvent parler ... mais que le tortionnaire arrive à ses fins n’en fait pas un personnage recommandable !!!
La question n’est plus financière, elle est politique et nos idéologues de Bruxelles sont des fauteurs de troubles sociaux et des fossoyeurs de la démocratie, des fossoyeur in fine de l’Europe elle-même.
Les grecs sont une première ligne de résistance et il nous faut espérer qu’elle tienne, mieux il faut les soutenir pour qu’elle tienne : il en va de l’Europe et de la démocratie

Site web : Michel GARAND
Logo de POURCEL Claude
mardi 30 juin 2015 à 13h45 - par  POURCEL Claude

quelle charge contre Tsipras !

Des années de dépeçage de la Grèce, et Tsipras, lui, en 5 mois, devait mettre au pas toute l’oligarchie européenne ?
Toutes les décisions catastrophiques prises par les gouvernements précédents et qui ont mis les Grecs à genoux avaient-elles, elles, des "assises juridiques" solides ? Apparemment, le Conseil d’État Grec lui même le conteste...
Certes, "il est bien tard"... A qui la faute ? Au gouvernement sorti des urnes il y a 5 mois ?
Un "pseudo référendum organisé dans l’urgence" serait-il pire que pas de référendum du tout ?
Et que penser de l’affirmation qu’il faudrait organiser un débat pour que les Grecs puissent comprendre ? Après des années de descente aux enfers n’auraient-ils pas compris à quelle sauce on les broie et pour qui ?
Les textes Européens, nous l’avons vu nous mêmes avec le TCE en 2005, sont écrits dans une langue "incompréhensible" au commun des citoyens et dont l’interprétation des uns et des autres diffère (selon leurs responsabilités et leurs opinions politiques, évidemment)... Tout le monde le sait et ce commun des citoyens dont je fais partie a appris à les traduire et à en juger les conséquences sur la vie quotidienne future.
Les Grecs seraient-ils moins éduqués ou moins vifs que nous de la comprenette ?

Les adhérents de "pour une Constituante", il me semble, parient sur l’intelligence du Peuple, de tout le Peuple, sans limite de compétence vérifiée par qui ou quoi que ce soit. Logiquement, nous ne pouvons que parier également sur l’intelligence de tous les Grecs, même soumis à l’urgence.

Quant à l’argument d’un vote qui ne peut être qu’"épidermique", j’aimerais qu’on le laisse aux seuls oligarchies économico-politiques et médiatiques...

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lundi 29 juin 2015 à 21h19 - par  Francis Lenne

Cet article démontre encore une fois, si besoin était, que nos dirigeants européens (grecs y compris), qui ne parlent en réalité qu’au nom de leurs partis et dans la seule perspective de leur maintien au pouvoir ou de sa reconquête, ont tout oublié de ce qu’est la démocratie : l’expression permanente de la volonté du peuple formant une Nation, et sa mise en application (et non son dévoiement) par ses représentants (qui n’ont pas à se substituer aux citoyens pour exprimer et imposer leur propre "volonté").
Bien sûr, que le peuple grec puisse s’exprimer est une évidence. Mais ne nous y trompons pas, le Premier ministre Alexis Tsipras est tout aussi méprisant pour son peuple : il tente de masquer sa lourde incompétence et l’échec de cinq mois de négociations par un pseudo-référendum, improvisé dans l’urgence. Ce n’est pas un référendum, c’est une mascarade, et nos dirigeants européens ou du FMI le savent bien mais font mine d’y croire ! Comment peut-on qualifier de référendum un appel au vote sans campagne, sans débat contradictoire sur son contenu précis et sur les conséquences d’un accord comme d’un rejet, sans même un texte clair soumis aux votes, texte incompréhensible, sans assise juridique. Est-ce cela la démocratie ?
Voici la "question" posée au peuple (qui peut imaginer qu’elle sera analysée par les électeurs, même les juristes ne s’accordent pas sur son sens !) :
" Le plan d’accord soumis par la Commission européenne, la Banque Centrale Européenne et le Fond Monétaire International lors de la réunion de l’Eurogroupe du 25.06.15, qui comprend deux parties et constitue leur proposition commune, doit-il être accepté ?
Le premier document est intitulé « Réformes pour l’achèvement du programme actuel et au-delà » et le second « Analyse préliminaire de la viabilité de la dette ». "
Or ces deux textes sont des documents de travail qui n’ont pas été formellement approuvés, et qui ont même été retirés, ou qui peuvent être modifiés. De plus, seront-ils soumis à la lecture des votants grecs, seront-ils expliqués ? Seront-ils seulement présentés avec la "question" ? Il est bien tard. Le vote de chacun ne peut donc plus être qu’épidermique, fondé sur la base de ce que les médias et les oligarques clameront par clientélisme, en jouant sur les peurs.
Feu la démocratie.
Cette crise est très grave, non pour la "stabilité" de la "zone euro", non pour le risque de "déstabilisation des marchés", non pour le risque "d’isolement" de la Grèce, elle est très grave car elle est bien, venant de toute part, l’affichage par les puissants au pouvoir de leur mépris absolu pour les citoyens, ou pire, de leur ignorance crasse de leurs peuples.
Les citoyens le comprennent, ils ne le tolèreront plus. Les plus violents et ceux qui seront les premières victimes, quoiqu’il advienne, de cette déchéance démocratique, risquent de faire basculer l’Europe, et sans doute une grande partie du monde (les Chinois, les Russes et les Américains l’ont compris) vers le chaos. A moins qu’un dirigeant courageux ne s’interpose enfin, et très vite, pour faire cesser cette chienlit. En existe-t-il ?

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Le samedi 9 décembre de 14 à 17H

Salle Dussane
Ecole Normale Supérieure
45 rue d’Ulm 75005 Paris

Intervenants : Hubert Védrine, ancien ministre ; André Bellon président de l’Association pour une Constituante ; Yvan Lubraneski, maire des Molières ; Anne-Cécile Robert, professeur associé à Paris VIII ; Anne- Marie Le Pourhiet, vice présidente de l’association française de droit constitutionnel ; Natacha Polony, présidente du Comité Orwell.

Les débats, animés par Jean-Michel Quatrepoint, seront filmés et diffusés sur Polony.TV.

Le nombre de places étant limité merci de vous inscrire avant le 1er décembre sur

pouruneconstituante@yahoo.fr


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