Retour à l'esclavage

Retour à l’esclavage

Mercredi 2 septembre 2020, par André Bellon

Que la condamnation de l’esclavage soit nécessaire ne souffre pas de contradiction. On s’étonnera simplement que ce fléau qui fut universel pendant très longtemps et qui existe peut-être encore aujourd’hui, ne soit parfois condamné que de façon sélective, oubliant que l’esclavage existait dans toutes les sociétés et sur tous les continents.

La condamnation doit être générale en tout temps et en tout lieu.

Les citoyens, de nos jours, ne doivent évidemment pas être ramené à des origines qui veulent les disqualifier. Un citoyen est un citoyen, un être humain est un être humain, c’est tout.

Je profite du fait que cette question est revenu sur la table pour stigmatiser une fois de plus la mairie de Paris qui a justement fait le contraire.

Souvenez-vous ! Sur la place du Général Catroux (autrefois place des 3 Dumas), s’élevait avant la guerre une statue de Thomas Alexandre Dumas, né esclave et devenu général de la Révolution, de son fils, l’écrivain Alexandre Dumas et de son petit-fils, lui aussi écrivain. Les deux dernières statues en pierre sont toujours présentes. Celle du général, malheureusement en bronze, a été fondue sous l’occupation par les autorités allemandes.

Il fut donc demandé longtemps qu’elle soit à nouveau érigée. Ce devait être chose faite en 2009. Mais ce n’est pas la statue du général qui a été inaugurée. Alors qu’un projet du sculpteur sénégalais Ousmane SOW représentant la force et la fonction du général avait été proposé, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, largement influencé par le CRAN (Conseil représentatif des associations noires de France), lui a préféré une représentation de chaînes d’esclave, cette œuvre étant inaugurée par le samedi 4 mai 2009. On réduit donc un citoyen glorieux à une condition d’esclave.

Alors, qui ramène certains à des origines discriminatoires ?

1 Message

  • Retour à l’esclavage

    Le 10 septembre à 19:29 par crepin

    La ganfrène qui emporta l’immonde Louis XIV figurait déjà dans toutes les pages du Code noir qui assura la fortune des esclavagistes en France et des cités portuaires d’où partait pour les Amériques une matière première dont les larmes n’ont jamais séché. Aujourd’hui encore, elles ruissellent dans les rues de Nantes, La Rochelle et Bordeaux. Dans ces cités, les fortunes les plus anciennes sont assisses sur des tas d’ossement. Alors l’histoire, quelle histoire ?, l’ignorance garantit l’insouciance. ëtre vierge de tout passé ; ; ;Pourquoi s’encombrer la mémoire avec des morts auxquels on a même pas été présenté ? Allons donc ! Ces massacres ne sont pas les nôtres...
    Il est vrai que la concurrence des ayants droit autoproclamés des tragédies de l’humaniité apparait pour ce qu’elle est. Une cochonnerie répugnante.Grande est la responsabilité des boutiquiers de la mauvaise conscience dans l’indifférence de ceux qu’ils appellent à consommer des crimes contre l’humanité. Shoah, esclavage, génocide arménien et rawandais etc...La folie des Etats fut toujours relayée par l’appétence de l’homme à humilier et exterminer ses semblables.

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