Qui veut casser les acquis du Conseil National de la Résistance ?

jeudi 7 octobre 2010
par  Claude Chermain

Nous assistons aujourd’hui en France et dans le monde à une volonté manifeste de soumettre intégralement notre pays, et toute la planète, à la loi du marché… une loi du marché qui veut s’imposer comme principe absolu de l’organisation de nos sociétés. Dans notre pays, cette domination libérale entraîne de nombreuses remises en cause d’acquis sociaux pour la plupart issus du Conseil National de la Résistance.

Denis KESSLER, idéologue et ex-vice président du MEDEF a déclaré dans le journal Challenge en 2007, dans un article intitulé "Adieu 1945" :
"Le modèle français est le pur produit du CNR. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer et le gouvernement s’y emploie… Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945 et de défaire méthodiquement le programme du CNR… renforcé par le programme commun en 1981, à contre sens de l’histoire… Aujourd’hui face à la quasi disparition du parti communiste, à la relégation de la CGT dans quelques places fortes, à l’essoufflement asthmatique du PS ??? Conditions nécessaires pour que l’on puisse envisager l’aggiornamento qui s’annonce".

Quels sont donc ces acquis du programme du CNR adopté le 15 mars 1944, en pleine lutte du peuple français pour sa Libération et que ce libéralisme veut à tout prix défaire :

— sur le plan économique :
. instauration d’une véritable démocratie économique et sociale
. organisation rationnelle d’une économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général
. l’intensification de la production nationale selon les lignes d’un plan d’Etat
. le retour à la Nation des grands moyens de production, fruit du travail commun
. le développement des coopératives de production, agricoles et artisanales
. le droit d’accès aux fonctions de direction pour les ouvriers

— sur le plan social :
. le droit au travail et le droit au repos
. la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chacun la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine
. la garantie du pouvoir d’achat
. un plan complet de sécurité sociale
. la sécurité de l’emploi
. l’élévation et la sécurité du niveau de vie des agriculteurs par une politique des prix agricoles
. une retraite permettant aux travailleurs de finir dignement leur vie

— la possibilité effective pour tous les enfants de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développé, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui auront la capacité requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérité et constamment renouvelée par les apports populaires.

Nous comprenons que ce programme gène les tenants du libéralisme, ces politiques libérales, de droite comme de gauche, qui privilégient l’augmentation des taux de profit du capital à l’augmentation des salaires de la force de travail, à la réduction du droit à la retraite, à la couverture santé…
Ils voudraient que nous acceptions les douceurs pour quelques uns et la dureté pour le plus grand nombre.

Nous mesurons tous les jours les remises en cause des acquis. Et nous en mesurons tous les jours les dangers. Ailleurs et ici…

Ce monde est dur pour des millions de travailleurs et de familles. Alors en ces temps de mobilisation nationale : il nous faut aussi résister ici.

Conseil : on résiste en rejoignant toutes les organisations politiques, syndicales, associatives qui participent à l’émancipation du monde du travail.

Nous devons garder en nous, comme ceux du CNR, le souci du peuple et de toutes les victimes des déroutes sociales que nous impose le libéralisme sans frontière.

Avançons à la manière des Lumières, dans le mouvement du réel.
Pour retrouver des raisons d’espérer et d’agir.
Pour faire de la France, une nation
Politiquement libre
Socialement juste
Economiquement forte


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45 rue d’Ulm 75005 Paris

Intervenants : Hubert Védrine, ancien ministre ; André Bellon président de l’Association pour une Constituante ; Yvan Lubraneski, maire des Molières ; Anne-Cécile Robert, professeur associé à Paris VIII ; Anne- Marie Le Pourhiet, vice présidente de l’association française de droit constitutionnel ; Natacha Polony, présidente du Comité Orwell.

Les débats, animés par Jean-Michel Quatrepoint, seront filmés et diffusés sur Polony.TV.

Le nombre de places étant limité merci de vous inscrire avant le 1er décembre sur

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