La classe politique s’amuse

mardi 16 septembre 2014
par  Association pour une Constituante

Quelle rentrée politique !

Un Président davantage présenté comme un personnage de vaudeville que comme responsable d’un État ; un Premier ministre qui recherche la légitimité parlementaire en appelant à la discipline plutôt qu’à l’adhésion à sa politique ; un co-Président de Parti de gauche démissionnaire que son Parti mandate pour se présenter comme non membre d’un Parti politique…. sans oublier, bien sûr, une UMP qui attend, gueule ouverte, que le gâteau lui tombe dans la bouche tout en gérant fort mal des ambitions internes aussi nombreuses que piteuses.

Tout cela sent la décomposition avancée du régime. Il ne faut alors pas s’étonner de voir le FN se présenter comme une solution possible. Solution autoritaire, certes, mais qui peut malheureusement en séduire beaucoup tant l’État est déliquescent, tant les responsables de la droite, comme de la gauche, donnent de la politique un visage médiocre, tant les attitudes et les choix de François Hollande poussent à évoquer ce mot féroce du Général De Gaulle à l’égard du Président Albert Lebrun : «  Il se pensait chef de l’État ; l’ennui était qu’il n’était pas un chef et qu’il n’y avait plus d’État  ».

Seul le retour à une véritable souveraineté populaire, plongeant ses racines dans la tradition démocratique et républicaine, bien au-delà des clivages partisans, peut faire renaître une vie publique saine. Elle seule peut reconstituer un corps politique capable de faire face aux enjeux sociaux, économiques, écologiques, de contrer les dangers nationaux et les menaces internationales.

Cet objectif ne peut être porté ni par un parti, ni par un individu ou une aventure personnelle. C’est un travail de fond qui implique la collectivité des citoyens. L’élection d’une Assemblée constituante au suffrage universel en France relève du salut public.


Commentaires

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jeudi 25 septembre 2014 à 14h01 - par  Maximilien

Afin de coller au plus près au passé, je propose comme à cette époque bénie de 1789/1794 de mettre le paquet sur la centralisation des doléances des Français par les cercles appropriés.

Je propose donc également de faire rédiger les synthèses par les notables des bourgs, au premier rang desquels les maires, les conseillers municipaux, et bien entendu le clergé ; les lettrés quoi...

 :)

Site web : u
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lundi 22 septembre 2014 à 17h34 - par  RENAUD Denis

Denis RENAUD, Nantes

Pour lancer un élan susceptible de déboucher sur un consensus d’adhésion en faveur d’ une constituante, il faudrait organiser, (au moins en lancer l’idée) une vaste enquête, à l’instar de ce que furent les "cahier de doléances" permettant d’exprimer les rejets et les aspirations des citoyens au vu de la situation actuelle ; mettre en place des forums sur internet, en même temps que des réunions publiques dans les communes ou les quartiers urbains afin de susciter une effervescence constructive.
Rédiger alors une synthèse de ce qui s’est exprimé pour dégager les aspirations majoritaires et ramener un minimum d’élan constructif.

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mercredi 17 septembre 2014 à 18h07 - par  Jérémy Mercier

ll peut aussi paraître intéressant d’interroger le critère juridique (constitutionnel) des implications de la question de confiance. En particulier, qu’appelle-t-on un vote de confiance lorsque celui-ci représente, comme en l’espèce, un écart très peu sensible entre la majorité et l’opposition à l’Assemblée ? Le volet constitutionnel de la Vème République n’implique aucune majorité qualifiée. Mais d’autres idées mériteraient de voir le jour, en particulier pour rétablir la cohérence en signification du " vote de confiance" et règle de la majorité absolue. La confiance d’un gouvernement par une Assemblée s’obtient-elle
1° avec ou sans l’aval des abstentionnistes ?
2° avec ou sans un dépassement significatif des voix de l’opposition ?
3° avec ou sans le mécanisme du vote à la majorité absolue ?

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mercredi 17 septembre 2014 à 13h15 - par  Jean-Marc

Quoi qu’il en soit des avis sur ce qui ne va pas, sur comment faire que ça aille mieux, sur oui ou non faut il promouvoir un saut qualitatif démocratique ou se contenter de quémander 3 mesurettes à des "élus" comme le suggère par exemple François Paumier, je pense qu’il faudrait que cette association, comme d’autres, pratique l’impertinence ; pas seulement, mais aussi.
Impertinence intellectuelle vis à vis des dogmes convenus et vis à vis d’institutions perverties, et impertinence du style en s’adressant à qui mérite l’impertinence.

Ca me semble indispensable bien que non suffisant pour Démocratie et République.
A regret.

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mardi 16 septembre 2014 à 11h55 - par  Bauduret Jean-Claude

Je sors de la Fête de l’Humanité où j’ai assisté un festival d’effets de manche, de discours creux et de langue de bois, à l’exception d’un débat avec des responsables de "Podemos".. J’en suis reparti avec la prémonition que tous les partis de gauche sans exception vont être balayés.
Ou bien par un mouvement populaire quasi spontané du style "Dégagez tous" , droite et gauche confondues.
Ou bien par le front national.
Élire une constituante qui sera forcément composée de tels pantins ne servira à rien.
C’est un processus constituant qu’il faut. Il faut donner la parole au peuple et non à ces farfelus qui nous enfumeront une fois de plus. Il y a urgence.
Jean-Claude Bauduret

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mardi 16 septembre 2014 à 10h10 - par  François Paumier

Je partage l’analyse et la solution idéale, à laquelle malheureusement je ne crois pas. il faut être pragmatique et proposer dès maintenant une réforme simple (pas si simple à faire voter par les députés qui sont juges et parties dans la définition du mode de scrutin ...).
Proportionnelle intégrale à toutes les élections + un seul mandat, renouvelable une seule fois. Ainsi on renouvelle le personnel politique qui se féminise plus facilement et on diminue le clientélisme et la corruption.
Localement on donne la parole aux citoyens dans les collectivités à la suite des conseils (je l’ai mis en place dans la commune de St-Lizier (09) lorsque j’étais délégué à l’information) et on rend compte aux citoyens des débats dans le bulletin municipal.
Cela me semble être la base d’un renouvellement démocratique. D’ailleurs c’est assez proche de ce qui se passe dans plusieurs pays de nord de l’Europe. Sur l’indice de démocratie voir :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Indice_de_d%C3%A9mocratie

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lundi 15 septembre 2014 à 23h22 - par  init6a

Bonjour,
tu écris :
"La constituante ne peut etre élue au suffrage universel direct : ce serait donner trop de poids aux partis et lobbies nationaux."

Tu supposes donc que les candidats à cette assemblée constituante ne peuvent être présentés que par les partis tels qu’ils existent maintenant. Je t’accorde volontiers que cela me répugne aussi.

Il est impossible d’interdire une telle présentation, parce que les mêmes forces économiques soutiendraient de même leurs ilotes, cachés sous une étiquette neutre et bidon.

"donner tout son poids aux assemblées "communales" " ? Peut-être dans les petites communes, mais ce n’est pas sûr, les élus sont quelquefois des gens de bonne volonté.
Mais pas les conseils municipaux des grandes villes, élus sur étiquette de parti politique donc voir le paragraphe 2.

Tu restes dans le rêve rousseauiste d’un groupe qui aurait échappé au déluge de la civilisation.

On n’en sort pas.

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lundi 15 septembre 2014 à 23h11 - par  HADJADJ

Comment imaginer concrètement comment se nommerait une société dont la Constitution serait écrite par les humbles pour les humbles, ou de celle d’une société dans laquelle la Constitution aurait été écrite par les riches, pour les riches ? Certainement pas une démocratie et encore moins la République.
La Constitution de la République doit être écrite par le peuple tout entier pour le peuple tout entier ! La fortune ou l’infortune n’ont rien à voir avec les droits de l’Homme et du Citoyen.

Nous devons tous surmonter nos divisions de classes pour réussir l’union sacrée de 1789 et de 1914 pour avoir les moyens de destituer la classe politique actuelle et les institutions de la Vème République.

Pour réussir à changer les institutions et faire élire une Constituante, seul un Conseil national de Salut public, véritable gouvernement fantôme pourrait le réussir en étant exempt d’aucune compromission des dirigeants d’organisations patriotiques qui le compose, avec aucun pouvoir exécutif ou législative passée.

A ce stade, penser réunir les humbles et la bourgeoisie pour faire d’une révolte, une révolution, peut sembler pour la plus part impensable, et pourtant…

Robert HADJADJ
Cercle de Montpellier

Site web : Robert HADJADJ
Logo de SMS
lundi 15 septembre 2014 à 22h19 - par  SMS

La classe politique ne s’ amuse guère. Le mot est trop faible. Elle s’est mise petit à petit au ban du peuple par coterie en faisant fi des souffrances et des aspirations réelles du peuple. Et une chose est sûre cette déliquescence dont la classe politique est elle-même vecteur ne trouvera de solution que lorsque le peuple s’ assumera en lui retirant toutes les prérogatives dont elle s’est arrogées au fil des temps. Les politiques et le peuple semblent ne plus être dans le même monde et marchent côte à côte à l’instar des rails du chemin de fer. Nous ne pouvons alors plus rien attendre d’eux. Nous nous levons ou nous acceptons cette marche parallèle, avec au bout une mort certaine sans que personne n’ait tort.

Logo de christian berthier
lundi 15 septembre 2014 à 19h08 - par  christian berthier

...mais la classe politique rit jaune et n’amuse pas le Peuple en proie aux difficultés de vivre dignement.
Nous avons écrit il y a un an que la réunion d’une assemblée constituante ne saurait etre l’affaire et le mot d’ordre d’un parti, voire d’un seul parti. En effet, de façon badine, disons que les règles du jeu ne sauraient être définies par un seul joueur, un parti ou une seule partie.
Les jurés doivent s’effacer derriere le Jury auquel ils participent.
Tout comme le Peuple "constitué"en "corps" politique ne saurait être réduit à la somme de ses constituants individuels.
La réunion d’une assemblée constituante ne saurait pas plus être issue d’un consensus prolongeant l’actuel régime du "coup d’état permanent" et encore moins d’un sommet de l’Etat et de ses réseaux connus ou plus discrets.
Mais la Consituante n’est pas pure, tombée ou accordée d’un ciel sans nuage et constituée d’êtres purs et d’une égale bonne volonté. C’est au peuple de reconnaitre les siens et non aux savants, aux professionnels. Tout au plus faudrait il en écarter ceux qui ont trop évidemment abusé du peuple, de l’Etat et des puissances privées. Sous cette réserve, toutes les bonnes volontés sont bienvenues, y compris celles du rachat et des convertis. Le Peuple sait reconnaitre les siens en cas de besoin !
Toutefois, une question doit etre réglée : celle de la prise en compte de tous les besoins du Peuple dans sa diversité sociale, économique, de pensée. La constituante ne peut etre élue au suffrage universel direct : ce serait donner trop de poids aux partis et lobbies nationaux...voire étrangers ( cf assemblée tunisienne). il faut donner tout son poids aux assemblées "communales" ou de tout autre niveau exprimant une proximité adéquate...ce qui donne toute son importance à la résistance des élus et des électeurs à la guerre acharnée faite aux communes et départements par les élites inspirées par l’oligarchie en France et en Europe.

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lundi 15 septembre 2014 à 16h33 - par  Ana

" L’élection d’une Assemblée constituante au suffrage universel en France relève du salut public"

Pour être saine, la constitution doit être écrite par les humbles et pour les humbles.
L’élection implique mécaniquement l’émergence de l’orgueil et la reconduction des pièges textuels les plus classiques.
Un autre processus est ainsi nécessaire.

Il en existe.

Au moins deux.

Constituante en 1 min 58


Dans les médias

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Estimez-vous que les élus sont aujourd’hui réellement représentatifs des citoyens ?

Trouvez-vous admissible qu’une seule personne, le Président de la République, exerce en fait tous les pouvoirs sans être concrètement responsable de ses actes devant le peuple ?

Trouvez-vous que les institutions permettent le respect de la souveraineté populaire ?

Si vous trouvez notre vie publique fossilisée,
- si vous voulez des élections générales,
- si vous pensez que la souveraineté du peuple est bafouée,
- si vous pensez que vous n’êtes pas représentés,
- si vous pensez que la loi "territoires" du gouvernement Fillon-Sarkozy détruit la démocratie locale
- si vous ressentez le traité de Lisbonne comme une insulte et un coup d’État contre le vote NON au Traité constitutionnel européen du 29 mai 2005

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Inscrivez-vous au colloque sur la souveraineté

Le samedi 9 décembre de 14 à 17H

Salle Dussane
Ecole Normale Supérieure
45 rue d’Ulm 75005 Paris

Intervenants : Hubert Védrine, ancien ministre ; André Bellon président de l’Association pour une Constituante ; Yvan Lubraneski, maire des Molières ; Anne-Cécile Robert, professeur associé à Paris VIII ; Anne- Marie Le Pourhiet, vice présidente de l’association française de droit constitutionnel ; Natacha Polony, présidente du Comité Orwell.

Les débats, animés par Jean-Michel Quatrepoint, seront filmés et diffusés sur Polony.TV.

Le nombre de places étant limité merci de vous inscrire avant le 1er décembre sur

pouruneconstituante@yahoo.fr


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