Quand certains responsables découvrent la lune européenne

mardi 30 décembre 2014
par  Association pour une Constituante

Quand certains responsables découvrent la lune européenne

Les interventions des instances de Bruxelles dans les affaires intérieures grecques font soudain pousser des cris d’orfraie à quelques élus ou journalistes français. Sur le fond, on ne peut leur donner tort. Comment accepter que ces instances non élus, non légitimes remettent aussi brutalement en question le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, pourtant inscrit dans la charte des Nations-Unies ?

Mais soyons sérieux : cela fait des années que la politique intérieure grecque est contrôlée par la troïka européenne. Cela fait des années que la Commission, appuyée en cela par le « Parlement européen » refuse les votes des peuples lorsqu’ils ne sont pas conformes aux décisions bruxelloises. Rappelons-nous le sort fait, avec l’appui des gouvernements aux ordres, aux votes des Français et des Néerlandais sur le Traité Constitutionnel européen. Regardons la soumission budgétaire de la France au contrôle de la Commission. C’est la logique même de la construction européenne que de mépriser la démocratie.

En fait, l’action de ces instances, en lien avec la Banque Centrale européenne qualifiée d’indépendante, ressemble fortement à celle du FMI vis-à-vis des pays du Sud et les plans dits de redressement ont quelque voisinage avec les plans d’ajustement structurels.

Il n’est pas question, comme voudraient le faire croire les tenants et les porte-paroles du système de prôner une politique du laisser-aller. Il est question de redonner aux peuples, par le biais de l’élection d’une Assemblée Constituante au suffrage universel, ce fameux droit à disposer d’eux-mêmes.


Commentaires

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mardi 30 décembre 2014 à 23h16 - par  jeanbete

L’Union Européenne et nos gouvernants ont besoin d’une crise majeure, pour se révéler tels qu’ils sont :
soumis à la Commission Européenne, et aux oligopoles mondiaux ou plutôt à l’oligopole bancaire mondiale. L’oligopole dominant qui dicte ou peu s’en faut les "bonnes politiques" tant à l’Administration Américaine, qu’à la Commission, mais aussi au Parlement européen et à la BCE, où il est fort bien représenté, et aussi à travers les sous lobbies nationaux, il impose les politiques d’austérité. En Allemagne tout a commencé avec G. Schroeder, qui par une loi a cassé les liens banque industrie, et les lois Hartz, l’état social. Auparavant La loi bancaire obligeait les banques allemandes à privilégier l’économie et l’industrie, par un moyen simple, les banques appartenaient aux groupes industriels.
Angela Merkel est donc soumise au lobby bancaire mondial, d’autant plus facilement, que la politique d’austérité affaiblit tous les pays d’Europe et surtout les concurrents de l’Allemagne. En bonne comptable , elle pensait que les conséquences des politiques d’austérité, épargnerait les allemands. C’est raté.
Souhaitons que Syriza gagne les élections en Grèce, que l’Espagne suive avec Podemos, , voire le Portugal , cela pourrait déboucher sur un vaste mouvement social à l’échelle européenne, ou du moins dans une grande partie de la "vieille Europe". Ce serait un peu l’histoire de l’arroseur arrosé, pour le plus grand bien des peuples européens qui souffrent depuis trop longtemps.

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mardi 30 décembre 2014 à 19h30 - par  Louis SAISI

Cette ingérence des institutions de l’Union européenne en Grèce dans le gouvernement d’un peuple libre et souverain est scandaleuse et condamnable car elle viole le socle même de la démocratie sur lequel est censée reposer l’Union européenne (et qui lui permet, en ce moment, avec arrogance, de donner des leçons de démocratie à Poutine à propos de l’Ukraine...). Ainsi, entre le respect de la démocratie et le diktat des marchés financiers, la bureaucratie oligarchique européenne, une fois de plus, a fait son choix en faveur des marchés financiers. Les peuples souverains, ça fait toujours peur aux oligarchies et aux puissances économiques et financières qui essaient de prendre le contrôle du monde... Les puissants ne sont démocrates que tant qu’ils contrôlent à leur profit l’ordre des choses. Ils rêvent de nous imposer une gouvernance opaque qui s’affranchirait du contrôle des peuples souverains qui doivent rester bien sages et bien soumis à leur diktat. Secouer leur joug leur est intolérable. Alors, c’est parfois PINOCHET, d’autres fois, de manière plus douce et feutrée c’est le FMI qui s’empresse d’organiser leur naufrage pour bien leur montrer où est la "raison" et leur infliger une leçon pour non allégeance à son ordre quasi divin, celui de la Finance et de la spéculation... Mais comme l’histoire le montre abondamment, les peuples souverains finissent toujours par vaincre car ils luttent pour la LIBERTE, leur liberté, contre l’oppression !
Louis SAISI

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mardi 30 décembre 2014 à 17h37 - par  Letellier

Avec, pour complément, que Bruxelles oublie de rappeler la dette de l’Allemagne (environ 100 milliards) que celle-ci à contracter vis à vis de la Grèce en lui volant, pendant la guerre, ses réserves d’or. Merkel s’est toujours refusée à rembourser... Pourquoi ne jamais aborder ce sujet ?

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mardi 30 décembre 2014 à 17h05 - par  BECQ

"Le capitalisme ...(ou ses avatars sémantiques)... portent en eux la guerre comme la nuée porte l’orage"...Vous trouverez l’auteur de ces mots.

Ceci en écho au propos final relié à la situation Grecque par comparaison avec les plans d’ajustements structurels imposés aux pays du sud (terme un peu étrange s’il ne définit qu’une localisation). Mes interlocuteurs maliens ne cessent de le clamer depuis des années, en vain, et contre le jugement méprisant sur "la corruption" qui expliquerait tout ceci étant aussi l’un des arguments utilisés avec le même mépris, pour justifier les coups de bâtons de la "troïka" contre la Grèce.

Aujourd’hui, pouvons-nous nous interroger quant aux limites de ces interventions néocolonialistes ? Si la Gauche Grecque renverse la table d’airain fin janvier et si le Peuple Grec reprend la main de son destin, y aura-t-il une coalition d’abord bancaire, puis indirectement policière voire militaire destinée à faire "entendre raison" aux Grecs mais de force ? De désordres en désordres, de révoltes en révoltes, de tentations autoritaires en solutions autoritaires....

Nous devons être extrêmement attentifs, plus que jamais, aux développements de la situation grecque car elle préfigure les courants malsains de toute l’Europe du sud, France y compris. Valls nous a "bien" prévenus, dans les mêmes termes qu’autrefois Barre : "nous allons devoir faire des sacrifices, encore et toujours plus, et pour des années !".

Il est plus que temps pour nos peuples de reprendre la voie constituante afin de relégitimer l’action publique. Nous avons le dos au mur ! En France, en Grèce, au Portugal, en Italie ou l’aventure velléitaire ne fonctionne évidemment pas, en Espagne aussi.
Et nous devons aussi établir une nouvelle relation (approfondir ce qui est en ce sens, et réexaminer ce que notre époque impose de modifier) avec les "dits-pays du Sud", ceux de l’ancienne puissance coloniale, maintenus dans la servitude post-coloniale comme nous le savons maintenant, par les mêmes moyens subtils et méprisants.

Si nous nous croyions à l’abri, le constat est implacable : la lutte des classes prend d’autres formes que celles décrites au passé. Le système s’auto-entretien mais pas sans acteurs ni complices. Elle se mondialise et prétend tout dominer. Nord ou Sud, tous peuples assujettis ?

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45 rue d’Ulm 75005 Paris

Intervenants : Hubert Védrine, ancien ministre ; André Bellon président de l’Association pour une Constituante ; Yvan Lubraneski, maire des Molières ; Anne-Cécile Robert, professeur associé à Paris VIII ; Anne- Marie Le Pourhiet, vice présidente de l’association française de droit constitutionnel ; Natacha Polony, présidente du Comité Orwell.

Les débats, animés par Jean-Michel Quatrepoint, seront filmés et diffusés sur Polony.TV.

Le nombre de places étant limité merci de vous inscrire avant le 1er décembre sur

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