Il y a dix ans, le 4 février 2008, la majorité des parlementaires trahissaient le Peuple français avec le Traité de Lisbonne

mercredi 14 février 2018
par  André Bellon, Florence Gauthier, John Groleau

Ci-dessous, la séance publique du sinistre Congrès du Parlement réuni à Versailles le 4 février 2008 qui a conduit à l’adoption du projet de loi modifiant la Constitution, préalable nécessaire à la ratification du Traité de Lisbonne. Ce dernier a ensuite été ratifié trois jours plus tard à l’Assemblée nationale.

Dans ses Mémoires, de Gaulle avait évoqué la Constituante de 1945 en précisant clairement que « La souveraineté du peuple, formellement établie au-dessus de l’Assemblée, allait, en dernier ressort, décider des institutions » par référendum, s’inscrivant de cette façon dans la continuité de notre première constitution républicaine, celle de 1793, qui instituait dans son article 25 que « La souveraineté réside dans le peuple ; elle est une et indivisible, imprescriptible et inaliénable ».

La ratification par voie parlementaire du Traité de Lisbonne, jumeau du Traité Constitutionnel Européen refusé par le Peuple français en 2005 par référendum, constitue bien un véritable coup d’État, un acte antirépublicain et contre-révolutionnaire.










Commentaires

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vendredi 2 mars 2018 à 11h29 - par  Daniel Adam

La modification de la loi constitutionnelle est un coup d’État juridique, enterrant la souveraineté législative du peuple, tout en fragmentant son autorité dans les procédures de protection des droits de l’Homme. Nous avons de fait basculé vers la « souveraineté partagée » du juriste Jean-Jacques BURLAMAQUI, compatriote de ROUSSEAU, et dont les législateurs américains s’inspirèrent pour la rédaction de leur première Constitution. La souveraineté du peuple n’existe même plus indirectement.

Si seule la souveraineté du peuple peut déterminer celle de la France, place donc à ce « peuple inattendu » (1) et à une assemblée constituante à la proportionnelle, reposant sur les doléances préalables du peuple (cahiers d’exigences) et non celles des uniques partis politiques. Pour « Le Peuple Président », il est impératif de réformer le code électoral pour que soit reconnu le vote blanc comme un acte juridiquement positif. Lors de chaque consultation électorale, les votes blancs doivent être intégrés dans le décompte des suffrages exprimés.

1 – En référence à l’ouvrage d’ André BELLON et Anne-Cécile ROBERT : « Le Peuple inattendu », aux éditions Syllepses. L’Histoire a parfois des bizarreries et, tel l’iceberg venant heurter le Titanic qu’il aurait pourtant dû savoir insubmersible, surgit soudain du brouillard électoral un acteur vraiment inattendu : le peuple ; il élimina dès le premier tour (le 21 avril 2002) le candidat chouchou des experts et de la plupart des médias. Depuis lors, les responsables passent outre à toute analyse de leur propre rejet par un peuple auquel ils interdisent d’exprimer une souffrance sociale accumulée en 20 ans de domination du libéralisme économique. Ils cherchent à mieux contrôler, voire orienter les votes à l’avenir. Pire, la classe dirigeante semble chercher des substituts au peuple et à ses représentants.

Constituante en 1 min 58


Dans les médias

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Estimez-vous que les élus sont aujourd’hui réellement représentatifs des citoyens ?

Trouvez-vous admissible qu’une seule personne, le Président de la République, exerce en fait tous les pouvoirs sans être concrètement responsable de ses actes devant le peuple ?

Trouvez-vous que les institutions permettent le respect de la souveraineté populaire ?

Si vous trouvez notre vie publique fossilisée,
- si vous voulez des élections générales,
- si vous pensez que la souveraineté du peuple est bafouée,
- si vous pensez que vous n’êtes pas représentés,
- si vous pensez que la loi "territoires" du gouvernement Fillon-Sarkozy détruit la démocratie locale
- si vous ressentez le traité de Lisbonne comme une insulte et un coup d’État contre le vote NON au Traité constitutionnel européen du 29 mai 2005

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Le samedi 9 décembre de 14 à 17H

Salle Dussane
Ecole Normale Supérieure
45 rue d’Ulm 75005 Paris

Intervenants : Hubert Védrine, ancien ministre ; André Bellon président de l’Association pour une Constituante ; Yvan Lubraneski, maire des Molières ; Anne-Cécile Robert, professeur associé à Paris VIII ; Anne- Marie Le Pourhiet, vice présidente de l’association française de droit constitutionnel ; Natacha Polony, présidente du Comité Orwell.

Les débats, animés par Jean-Michel Quatrepoint, seront filmés et diffusés sur Polony.TV.

Le nombre de places étant limité merci de vous inscrire avant le 1er décembre sur

pouruneconstituante@yahoo.fr


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