Billet d'humeur Gilet-Jaunesque…

Billet d’humeur Gilet-Jaunesque…

Mercredi 4 novembre 2020, par Thierry Dechaume

Beaucoup de personnes s’interrogent sur le Mouvement des Gilets-Jaunes.

Le Mouvement des Gilets-Jaunes est d’abord un agrégat de personnes en colères issues de tous les courants de pensées présents dans notre société.

Ce qui s’observe notablement, fait corps principalement, c’est qu’être Gilet-Jaune c’est ne plus vouloir accepter cette oppression économique au quotidien qui oppresse nos existences.

C’est ne plus accepter la dépossession de la décision nationale et locale par un système d’administration politique qui permet et n’empêche pas des décisions locales et nationales qui u contribuent et monétisent nos libertés fondamentales désormais autorisées contre une contrepartie à devoir payer pour y accéder.

Jusqu’à quand, allons-nous pouvoir encore profiter de l’accès gratuit à une plage et s’y baigner ??? Sous prétexte qu’il n’y a plus d’argent public pour l’entretenir et assurer la sécurité des usagers, de grands groupes financiers s’engouffreront dans des appels d’offres que certains-es justifieront même par l’opportunité de créer des emplois…

Ce qui, encore aujourd’hui, nous apparaît comme un droit et une liberté naturels, deviendront un droit et une liberté monnayés.

Tout un modèle liberticide, d’oppression économique, soumettant la condition humaine, animale et environnementale à n’être que de simples sources de profits amenant aux plus ignobles dérives, s’appropriant le domaine public et s’accaparant la gestion du bien commun et des vies individuelles pour censé mieux y répondre… Toute une inversion des réalités.

Car ce qui s’observe, c’est que là où le privé gère les sites d’attractivités, les désirs, les envies, les besoins individuels et collectifs, l’indispensable, l’eau, l’énergie, l’habitat, les assurances, la santé, l’éducation, les déplacements etc... s’exerce un seul principe, la soumission à des débours financiers avec le pouvoir, au nom d’un artificiel principe imposé du libre marché, de soumettre la communauté politique à un niveau de prix en fonction d’un niveau de profits planifiés, convoités.

Observant que l’oppression économique au quotidien est une maltraitance, être Gilet-Jaune, c’est donc vouloir mettre un terme à ces conséquences. C’est vouloir se réapproprier la décision locale et nationale, réformer ce modèle d’administration politique et économique qui permet et n’empêche pas de telles décisions qui altèrent la condition humaine, animale et environnementale, et qui, une fois mise en œuvre, peuvent très difficilement être arrêtées.

Concrètement,

Etre Gilet-Jaune c’est ne plus vouloir accepter d’être amené :

à devoir payer des parkings pour rendre visites à nos proches hospitalisé-es,

à devoir payer des stationnements à des sociétés privées s’accaparant le domaine public,

à payer des contrôles-techniques imposés aux prix libres, à des sociétés, et ce, sans connaître la réelle pertinence de ces contraintes économiques oppressantes imposées,

à payer des autoroutes financées par notre contribution publique dont les profits devant appartenir au bien commun, sont concédés à des sociétés privées qui s’autorisent le droit d’en augmenter les prix d’accès pour générer d’incommensurables profits distribués en dividendes à une infime minorité,

à devoir payer des condamnations radarisées pour attitudes souvent involontaires sans préjudice transformées en infractions routières par des lois générant d’incommensurables profits captés par des multinationales,

à devoir accepter un système d’organisation et d’administration politique permettant tout cela, ne l’empêchant pas et ne l’arrêtant pas,

à devoir accepter que nos vies dépendent nationalement et localement de décisions non collectivement et majoritairement consenties.

Etre Gilet-Jaune, c’est rappeler que le libre marché, que la non règlementation des prix et qu’une augmentation des prix des besoins premiers, l’habitat, l’eau, les matières premières alimentaires et vestimentaires, les énergies, les déplacements, les assurances, les tarifs banquiers, cumulés à des charges imposées, est une maltraitance économique au quotidien.

C’est rappeler que le non plafonnement du prix des loyers ainsi que la difficulté et l’insécurité d’accès à un logement sont une oppression...

C’est rappeler que l’insécurité revenumentielle de l’emploi et de la précarité indemnitaire, comme devoir tout accepter à n’importe quel prix, moins pour acquérir que pour ne pas manquer, est une violence...

Enfin, être Gilet-Jaune, c’est rappeler que dans notre société soumise à un modèle précarisant et destructeur d’emplois, dans lequel nul-le ne peut vivre sans revenu, priver un être humain d’un revenu indexé sur le coût de la vie lui garantissant l’accès aux besoins les plus fondamentaux, soit lui ôter sa vie économique, est un crime…

A l’heure des fabuleux progrès des plus magnifiques expressions de l’intelligence collective, pour tous ces facteurs d’oppressions archaïques, d’un autre temps, être Gilet-Jaune, c’est éprouver des peurs individuellement et collectivement, parfois dépassées, souvent difficiles à surmonter, pour résister à ce qui s’impose à nous et pour s’émanciper, comme en d’autres temps, des obstacles qui annihilent notre libre
choix, notre libre arbitre, notre bien être, notre sécurité matérielle, subsistancielle, psychique et physique, sources et fondements du développement, de l’épanouissement personnel et de la Paix individuelle, publique et entre les Peuples.

C’est vouloir défendre et protéger, autant pour nous que pour tous ceux qui viendront de nous, ce qui apparaît être juste, noble et nécessaire pour faire cesser ces violences, ces maltraitances, ces souffrances, ces crimes et ces facteurs altérant la condition humaine, animale et environnementale, les soumettant à la loi des marchés.

En fait, être Gilet-Jaune apparaît bien moins être du populisme et être dépourvu de cette pensée complexe dont nous ne serions pas pourvus, qui permet de permettre tout ce qui altère et non ce qui permet de l’empêcher.

Etre Gilet-Jaune c’est effectivement être simpliste, c’est vouloir, simplement, reprendre la main pour agir sur ce qui ne permet pas d’agir sur les réalités, mettre en œuvre, tout simplement, les conditions du possible.

Enfin, être Gilet-Jaune, c’est bien moins avoir la volonté de renverser les institutions que de vouloir les renforcer dans leurs fondements Constitutionnels, leur magnifique et humaniste éthique, leurs valeurs et principes premiers Démocratiques.

C’est bien moins vouloir se révolter que d’agir sans violence pour qu’enfin, nous puissions vivre libres et en Paix, et qu’enfin… on nous foute la paix !!!

Voila pourquoi je suis Gilet-Jaune

J’en profite pour faire part de ma recherche de personnes pouvant m’aider à développer l’Association des ami-es de la DDHC dont le but est de "graver dans le marbre" , à travers la réalisation d’un monument mémorial "phare" inexistant dans la Nation qui pourtant lui a donné vie, l’éthique, les principes et les valeurs, la portée et la profondeur de ce texte émancipateur et progressiste si malmené aujourd’hui, et pourtant, toujours le garant de ne plus revoir des modes d’administrations politiques et des idéologies d’un autre temps, obstacles au libre choix, au libre arbitre, à la sécurisation substantielle et matérielle de nos vies, à la sécurisation psychique et physique de nos existences fondement de l’épanouissement et du développement personnel, de l’amélioration de la condition humaine élargie aujourd’hui à la condition animale et environnementale.

L’Ex Gardien de la Paix Thierry DECHAUME

Fondateur des Ami-es de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen

thierrydechaume@gmail.com

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