Les samedis du néo confinement N°3 - 14 novembre 2020

Les samedis du néo confinement N°3 - 14 novembre 2020

Samedi 14 novembre 2020, par André Bellon, Anne-Cécile Robert

On a souvent l’impression que le débat politique tourne en rond. N’est-ce pas par ce qu’on a oublié ce qu’est la politique et ce qu’est un débat. André Bellon et Anne-Cécile Robert tentent ci-dessous d’éclaircir ces questions.

André Bellon

Anne-Cécile Robert

1 Message

  • Les samedis du néo confinement N°3 - 14 novembre 2020

    Le 14 novembre à 11:27 par Jean-Pierre Crépin

    Reagan et Thatcher étaient des lecteurs assidus de
    Friedrich Hayek qui écrivait en 1957 dans ses Essais de philosophie, de science politique et d’économie, que « l’adjectif social est devenu un mot qui ôte à toutes les expressions tout sens clair ». Il critique en particulier la déresponsabilisation induite par l’utilisation à outrance du terme social, au détriment de la responsabilité des individus libres.

    De même que dans certaines sociétés précapitalistes tout était motivé par la religion, maintenant toute discussion politique tourne autour de l’économie.
    .Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la différence entre la droite et la gauche consiste essentiellement dans leurs recettes divergentes de politique économique. La politique, loin d’être extérieure ou supérieure à la sphère économique, se meut complètement à l’intérieur de celle-ci. Cela n’est pas dû à une mauvaise volonté des acteurs politiques, mais remonte à une raison structurale : la politique n’a pas de moyen autonome d’intervention. Elle doit toujours se servir de l’argent, et chaque décision qu’elle prend doit être financée. Lorsque l’État cherche à créer son propre argent, en imprimant du papier monnaie, cet argent se dévalorise tout de suite. Le pouvoir étatique fonctionne seulement jusqu’à ce qu’il réussisse à prélever de l’argent par des procédés économiques. Lors de période marquée par un fort ralentissement, il devient alors évident que la politique se trouve dans un rapport de dépendance à l’économie qui étouffe et limite toujours plus l’action de la politique. Avec la disparition de ses moyens financiers, l’État se réduit à la gestion toujours plus répressive de la pauvreté. Ainsi, nous le constatons encore plus fortement aujourd’hui. Il suffit d’écouter n’importe quel débat sur une chaîne info pour comprendre que dans la période que nous vivons, on en arrive à nier même totalement le déterminisme social. Ainsi pour la délinquance, désormais il ne faut plus évoquer un quelconque déterminisme social.
    Par contre étrangement, on refuse de parler du capital social dans un pays d’héritiers comme le nôtre. Mais l’ascenseur social est passé de mode et la rupture consommée entre les premiers de cordées et les premiers de corvées.

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