La fragilité de l’ordre pénal républicain, la loi pénale à l’épreuve du bon sens répressif

mercredi 16 janvier 2013

Notre ami Vincent Sizaire, membre de l’Association pour une Constituante, soutient sa thèse de doctorat le 25 janvier prochain sur la fragilité de l’ordre pénal républicain, la loi pénale à l’épreuve du bon sens répressif. Le sujet nous a paru assez motivant pour que nous en publions ci-dessous le sommaire.

Résumé : Les bouleversements de plus en plus rapides et violents qui affectent la loi pénale ne sont que le symptôme d’un conflit normatif systémique qui travaille notre droit depuis la codification impériale Dissimulé depuis l’origine du droit pénal moderne par le mythe de l’équilibre répressif, il voit l’ordre pénal républicain, formellement consacré par le Code pénal de 1810, confronté à une force constante d’érosion contrariant sa mise en œuvre effective et conséquente. Avançant sous l’apparence du bon sens répressif, cette opposition trahit en réalité une hostilité radicale à l’idée de Sûreté, assise sur la résurgence de certains traits saillants d’un absolutisme pénal singulièrement mâtiné des innovations de l’utilitarisme pénal.

Sous l’effet d’une double instrumentation du procès pénal qui, sous l’influence du néolibéralisme, se mue progressivement en un outil de gestion coercitive de la déviance et de satisfaction symbolique de la victime, l’époque contemporaine voit le conflit normatif entrer dans une phase critique. Avec le passage du bon sens répressif au réalisme répressif, l’ordre pénal républicain est bientôt menacé d’implosion. De la nécessité de punir à l’émergence d’une impossible principe de précaution pénale, ce sont l’ensemble de ses principes directeurs qui se trouvent remis en cause en leurs fondements.



Brèves de la rubrique

Constituante en 1 min 58


Dans les médias

*****
>>Voir l’intégralité

Estimez-vous que les élus sont aujourd’hui réellement représentatifs des citoyens ?

Trouvez-vous admissible qu’une seule personne, le Président de la République, exerce en fait tous les pouvoirs sans être concrètement responsable de ses actes devant le peuple ?

Trouvez-vous que les institutions permettent le respect de la souveraineté populaire ?

Si vous trouvez notre vie publique fossilisée,
- si vous voulez des élections générales,
- si vous pensez que la souveraineté du peuple est bafouée,
- si vous pensez que vous n’êtes pas représentés,
- si vous pensez que la loi "territoires" du gouvernement Fillon-Sarkozy détruit la démocratie locale
- si vous ressentez le traité de Lisbonne comme une insulte et un coup d’État contre le vote NON au Traité constitutionnel européen du 29 mai 2005

>>AGISSEZ


Exigez l’élection d’une Assemblée Constituante au suffrage universel pour changer le jeu politique


Inscrivez-vous au colloque sur la souveraineté

Le samedi 9 décembre de 14 à 17H

Salle Dussane
Ecole Normale Supérieure
45 rue d’Ulm 75005 Paris

Intervenants : Hubert Védrine, ancien ministre ; André Bellon président de l’Association pour une Constituante ; Yvan Lubraneski, maire des Molières ; Anne-Cécile Robert, professeur associé à Paris VIII ; Anne- Marie Le Pourhiet, vice présidente de l’association française de droit constitutionnel ; Natacha Polony, présidente du Comité Orwell.

Les débats, animés par Jean-Michel Quatrepoint, seront filmés et diffusés sur Polony.TV.

Le nombre de places étant limité merci de vous inscrire avant le 1er décembre sur

pouruneconstituante@yahoo.fr


Joindre-Découvrir nos cercles locaux

JPEG - 8.7 ko

L’histoire des Constituantes

JPEG - 11.3 ko
HISTOIRE des Constituantes 1789-1792-1848-1946

PNG - 2.8 ko